Une exposition sur le camps de Sachsenhausen
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Du 6 au 17 janvier, une exposition sur le camp de Sachsenhausen nous a été prêtée par l’amicale des Anciens Déportés de Sachsenhausen .
Cette exposition retrace le parcours d’un déporté français de son entrée au camps jusqu’à sa libération.
Le mot de Mme Forestier, principale du collège, prononcé lors du vernissage le 6 janvier 2025, dans la salle Sarah Montard au Collège Saint Simon
"Chers représentants de l’Amicale des anciens déportés du camp d’Oranienburg-Sachsenhausen et Kommandos,
Chers membres élus au Conseil d’administration
Chers enseignants , chers élèves
Mesdames, Messieurs,
C’est avec beaucoup d’émotion et d’humilité que je prends la parole ce soir pour inaugurer cette exposition consacrée au camp de déportation de Sachsenhausen.
Je souhaite tout d’abord remercier chaleureusement les représentants de l’Amicale des anciens déportés du camp d’Oranienburg-Sachsenhausen et Kommandos, de leurs familles et de leurs amis, ici présents qui nous permettent de bénéficier de cette exposition, Madame Zaganjor en particulier qui a trois petits enfants scolarisés au collège cette année.
Je voudrais souligner le rôle crucial des témoins et des associations comme l’Amicale, qui, au fil des décennies, ont fait preuve d’une grande détermination pour préserver ces souvenirs et ces enseignements. Leur travail est un exemple pour nous tous.
Grâce à votre engagement et votre volonté de transmettre cette mémoire, nos élèves dans les deux prochaines semaines, auront l’occasion, guidés par leurs professeurs, de plonger dans des récits de vie, des témoignages, des documents qui racontent l’horreur, mais aussi l’espoir.
Le camp de Sachsenhausen ou Sachso comme ont pris l’habitude de l’appeler tous ceux qui en ont fait la triste expérience, a été implanté à Oranienburg, une ville de la banlieue de Berlin, plus précisément dans un quartier de la ville Sachsenhausen, à l’emplacement d’une brasserie désaffectée.
200 000 hommes et femmes y furent internés entre 1936 et 1945. La moitié d’entre eux y moururent.
C’est dans ce camp qu’Himmler, le chef des SS installa son Etat major et que l’inspection centrale des SS fit expérimenter ses méthodes d’extermination avant de les faire appliquer dans les autres camps.
Les malheureux déportés, des opposants politiques, des juifs, des travailleurs civils étrangers de diverses nationalités, des déserteurs, y étaient utilisés pour l’effort de guerre des nazis, des hommes réduits à l’esclavage, voués à une mort certaine.
Parmi eux, des Français une dizaine de milliers y furent déportés, partis du camp de Royallieu à Compiègne, auquel les premiers panneaux de l’exposition sont consacrés.
Sachsenhausen fut un lieu de souffrance indicible.
Entre ses murs, des hommes, des femmes et des enfants ont été dépossédés de leur liberté, de leur dignité, parfois de leur humanité. Ce camp, comme tant d’autres, incarne la tragédie de la déportation et des politiques d’extermination nazies.
Mais il est aussi, grâce à la mémoire des survivants, un symbole de résilience, de courage et de la lutte pour que jamais de tels événements ne se reproduisent.
Il est de notre responsabilité, de la responsabilité de nos élèves en tant que citoyens de demain, de porter cette mémoire et de la faire vivre. Les élèves comprennent que l’histoire ne doit pas rester figée dans les livres : elle doit continuer à guider nos choix, nos valeurs et notre humanité.
Cette exposition est une invitation à réfléchir. À réfléchir sur ce que nous pouvons apprendre du passé pour construire un avenir meilleur.
Elle est un acte de résistance. Elle est un combat, pour que l’histoire ne se répète pas.
Je vous remercie d’être venus ce soir pour honorer ce combat, combat pour la justice, pour la paix et pour la dignité humaine.
Par votre présence ici ce soir, dans cette salle, la salle Sarah Montard nommée ainsi en hommage à une rescapée des camps de concentration, vous aidez l’amicale à faire perdurer l’esprit de « Sachso ».
Je vous remercie pour votre attention. "





















